Addictions des jeunes français

Addictions des jeunes français

19 juin 2017

1/ Le tabac : la première drogue consommée par les jeunes

40% des 16-25 ans fument. La première cigarette se consomme à 11-12 ans au moment de l’entrée au collège. A 15 ans, 26.3% des ados sont déjà des fumeurs réguliers. La moitié de ces jeunes ne parviendra pas à arrêter de fumer et un quart d’entre eux (la moitié de ceux qui resteront fumeurs) mourra de son tabagisme. Les jeunes français sont plus fumeurs que les grecs, les portugais ou les polonais.
La loi de 2004 qui interdisait la vente de tabac aux jeunes de moins de 16 ans a été étendue au moins de 18 ans en 2009. Malheureusement seul ¼ des buralistes respectent cette loi sans jamais contrôler l’âge en demandant la carte d’identité. Pour que cette loi soit efficace, il faudrait que 90% des buralistes l’appliquent. Les chiffres proviennent du CNCT (Comité National Contre le Tabagisme)

 

Le tabac quelles conséquences sur la santé ?  

Pour le peu de plaisir qu’il procure, le tabac a surtout des effets néfastes à long terme sur votre santé. Des dégradations visibles de l’extérieur mais aussi de nombreux dégâts en interne.

De l’extérieur, certains signes de dégradation de votre santé se verront rapidement :

  • L’apparition d’un teint cireux et grisâtre,
  • L’apparition de rides en raison d’une dégradation des fibres élastiques de la peau,
  • Le jaunissement des dents,
  • L’apparition d’une haleine désagréable,
  • Une moins bonne cicatrisation,
  • L’apparition d’une voix rocailleuse,
  • Des symptômes de nez qui coule, d’yeux qui piquent à cause du phénomène irritant des 4000 substances que vous imposez à votre corps.

 

De l’intérieur, un travail de sape lent mais certain !

  • Les phénomènes de mal être par manque d’oxygénation du cerveau et des muscles. Le tabac est responsable de maux de tête, de vertiges et d’une diminution de la résistance à l’exercice, de troubles de l’érection.
  • Les maladies cardio vasculaires : Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque de ces maladies: Infarctus du myocarde, hypertension artérielle, artérite des membres inférieurs, accident vasculaire, impuissance, thrombose sont aggravés chez les fumeurs. Chez les femmes, rappelons que la pilule et le tabac sont totalement incompatibles sous peine de développer des embolies pulmonaires. Au moment d’assurer une maternité, le tabac engendre de nombreuses grossesses extra-utérines, des fausses couches ou encore des naissances prématurées.
  • L’asthme et les maladies respiratoires : Le tabagisme est la première cause des maladies de l’appareil respiratoire telles que la bronchite chronique et l’asthme. Le goudron provenant de la fumée de cigarette altère les cils des parois des voies respiratoires.
  • Les allergies : le tabac développe la sensibilité aux allergies. Le tabac augmente le risque de rhinite et de conjonctivite allergique en raison de son rôle irritant. Le tabac se comporte comme un amplificateur puissant des réactions allergiques.
  • Les maladies ORL : les infections ORL concernant le nez, la gorge et les oreilles sont plus fréquentes chez les fumeurs. Les fumeurs présentent davantage d’angines, de rhinopharyngites, de laryngites ou d’otites.
  • Le cancer ou plutôt les cancers : toutes les parties du corps sont concernées. On recense cependant chez les fumeurs un plus grand nombre de cancers de la langue, des gencives, de la gorge, des poumons, des voies digestives, de la vessie…

 

La dépendance physique et psychique : la nicotine entraîne une très forte dépendance physique et psychique, qui provoque une sensation de manque et peut entraîner douleurs, tremblements et maux de tête. Cette dépendance arrive très tôt et l’on ne s’en débarrasse jamais complètement. Autant ne jamais commencer… La nicotine produit un effet psycho-actif, anxiolytique, coupe-faim, et entraîne la dépendance physique au tabac. Le fumeur régulier privé brutalement de sa consommation ressent une sensation de manque. Il devient alors tendu, nerveux, irritable, angoissé, voire déprimé. Il peut trembler et avoir des sueurs.

 

Les conseils d’Unimutuelles

  • Idéalement, refusez la première cigarette pour ne pas tomber dans la dépendance.
  • Ne commencez pas non plus par la cigarette électronique. Elle peut être intéressante dans certains cas pour arrêter de fumer mais ne doit pas constituer la première cigarette.
  • Bannissez systématiquement la cigarette si vous prenez la pilule
  • Bannissez systématiquement la cigarette durant votre grossesse. L’arrêt complet n’en sera que bénéfique pour vous et votre fœtus et par la suite pour votre nouveau né qui n’aura pas à subir une tabagie passive.
  • N’associez pas le tabac aux autres addictions de type alcool, cannabis ou autres drogues dures.
  • Vous souhaitez arrêter de fumer ? N’hésitez pas à vous faire aider par votre médecin traitant, un professionnel de santé ou en consultant un centre de sevrage tabagique. Ne vous isolez pas et faites-vous accompagner.

 

Beaucoup de garanties de complémentaires santé d’Unimutuelles prennent en charge un forfait pour l’achat de patchs. Cette prise en charge vient en complément des nouveaux remboursements de la Sécurité Sociale.
 

2/ L’alcool : les jeunes adeptes du « binge drinking » (l’ivresse express)

Un seul objectif : atteindre l’ivresse le plus rapidement possible. Les seuils sont de quatre verres ou plus d’alcool en moins de deux heures pour une fille et cinq pour un garçon, mais les consommations sont en général beaucoup plus importantes. En France, la moitié des jeunes de 17 ans ont pratiqué le binge drinking au cours des trente derniers jours et ce phénomène ne cesse d’augmenter. Cette pratique a pourtant des conséquences néfastes sur la santé des adolescents (diminution des capacités d’apprentissage et de mémorisation à long terme, impulsivité accrue, impact sur l’apprentissage des émotions, l’anxiété et l’humeur) et augmente les risques de dépendance par la suite.

En outre, chaque semaine, 7 jeunes âgés de 18 à 24 ans perdent la vie sur les routes de France dans un accident lié à l’abus d’alcool et plus de 27 sont blessés. Ces chiffres proviennent de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies

 

Dans quelles circonstances les jeunes s’alcoolisent-ils ?

Le plus souvent, l’alcool est consommé le week-end entre amis mais les consommations avec les parents sont assez communes.

Les lieux de prédilection sont :

  • Le domicile privé,
  • Le domicile des amis,
  • Les débits de boissons (bars, pubs puis discothèques),
  • Le domicile parental,
  • Les lieux publics ouverts,
  • L’école.

La consommation d’alcool des jeunes a lieu, la plupart du temps, dans un cadre festif et convivial.

 

Quels sont les effets de l’alcool sur le corps humain ?

Avec ce mode de consommation express, les effets immédiats de l’alcool se font sentir :

  • Une désinhibition,
  • Une diminution du contrôle de soi,
  • Une altération des réflexes et de la vigilance,
  • Une perturbation de la vision,
  • Une mauvaise coordination des mouvements,
  • Une somnolence.

 

Les risques qui en découlent sont les accidents de la route ou domestiques, les violences – agies ou subies -, les rapports sexuels non voulus ou non protégés. En outre, l’ingestion de doses très élevées peut mener au coma éthylique, dont l’issue risque, faute de soins, d’être fatale. A fréquence répétée, la consommation d’alcool pendant l’adolescence comporte également des risques à plus long terme :

  • Un effet délétère sur le développement de certaines régions cérébrales ne terminant leur maturation qu’en fin d’adolescence. Plus la consommation d’alcool commence à un âge précoce, plus les dommages sont importants.
  • Une initiation précoce à l’alcool et une consommation excessive à l’adolescence sont des facteurs de risque d’usages problématiques ultérieurs.
  • A terme le développement de cancers : bouche, pharynx, larynx, œsophage, sein, colon mais d’autres maladies ou dégénérescences telles que la cirrhose du foie, les maladies cardiovasculaires ou encore des troubles cognitifs (perte de la mémoire, inadaptation de mouvements).

 

Le cycle de vie de l’alcool dans le corps

L’alcool n’est pas digéré comme les autres aliments. Il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l’organisme. La concentration d’éthanol est maximale en 45 minutes si la personne qui a bu est à jeun et en 90 minutes au cours d’un repas. L’élimination se fait au rythme d’environ 0,15 g/l/h en cas de concentration supérieure à 0,50 g/l avec d’importantes variations d’une personne à l’autre. Chez la femme, la concentration plasmatique en éthanol est plus élevée que chez un homme pour une même quantité ingérée.

 

Alcool et grossesse : le syndrome d’alcoolisation fœtale ou SAF

L’exposition prénatale à l’alcool a des effets irréversibles. L’éthanol franchit facilement la barrière placentaire et les concentrations chez le fœtus sont proches de celles de la mère. Les perturbations peuvent aller des troubles comportementaux mineurs à des anomalies sévères du développement se manifestant par un syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF): malformation du crâne et du visage, retard de croissance, handicaps comportementaux et cognitifs. Près d’un enfant sur deux atteints de SAF a un retard mental et la plupart ont des problèmes d’apprentissage, de mémoire, d’attention ou de comportement. L’incidence de ce syndrome est estimée à 0,5 à 3 cas pour 1 000 naissances en France, soit environ 400 à 1200 cas par an. Une seule recommandation : 0 alcool pendant la grossesse !

Ces chiffres proviennent de l’expertise collective de l’INSERM en 2001 sur les effets de l‘alcool sur la santé.

 

Les conseils d’Unimutuelles

  • On peut très bien sortir et s’amuser de manière lucide sans pour autant s’enivrer à chaque sortie entre amis.
  • Vous prenez la voiture alors décidez qui va s’abstenir afin de vous ramener chez vous sain et sauf
  • Si vous avez bu, avant de démarrer la voiture, faites un alcootest. Vérifiez que vous en avez un à disposition dans votre véhicule.
  • Respectez vous, l’ivresse ne vous montre pas sous votre meilleur jour. Pensez que des photos de votre état plus ou moins conscient peuvent être mises en ligne sur les réseaux sociaux fréquentés entre autre par les recruteurs.
  • Vous estimez que vous êtes déjà dépendant à l’alcool alors n’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant ou à contacter un centre d’alcoologie.

Unité d’Alcoologie de Liaison
Hôpital Pontchaillou
2, rue Henri Le Guillou
35033 Rennes
Téléphone : 02 99 28 37 05

Unité fonctionnelle d’alcoologie les Iris
Centre Hospitalier Guillaume Régnier
108, avenue du Général Leclerc
35000 Rennes
Téléphone : 02 99 33 39 41

Des CCAA (Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie) sont également accessibles dans le département (Redon, Saint-Malo, Rennes et Vitré)

 

3/ Le cannabis : les jeunes français les plus gros consommateurs d’Europe

Le cannabis est la première substance illicite consommée par les adolescents. Son expérimentation progresse rapidement entre 11 et 17 ans. L’expérimentation du cannabis concerne un collégien sur dix. De marginale en classe de sixième (1,5%), l’initiation au cannabis concerne pratiquement un adolescent sur quatre en troisième. En 2011, 41,5 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir fumé du cannabis au cours de leur vie. Plus d’un sur cinq (22,4 % – 18,5 % des filles et 26,3 % des garçons) déclare avoir consommé du cannabis au cours du dernier mois, ces consommations ayant principalement lieu le week-end. La France se distingue clairement des autres pays d’Europe, en étant le seul pays avec un niveau largement supérieur à 15 %.

Ces chiffres proviennent de l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies) Tout comme le tabac, la fumée du cannabis contient des substances cancérigènes toxiques pour le système respiratoire. Les risques respiratoires sont amplifiés dans certaines conditions d’inhalation telles que les pipes à eau ou les « douilles ».

 

Le cannabis : quels effets à court terme ?

La palette d’effets est large mais voici les principales répercussions sur l’individu consommateur :

  • Légère euphorie accompagnée d’un sentiment d’apaisement,
  • Légère somnolence,
  • Malaise,
  • Intoxication aigüe qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’étouffement,
  • Angoisse très forte.

 

Une consommation soutenue et régulière modifie la personnalité dans son comportement et ses humeurs.

  • Désintérêt pour les activités habituelles,
  • Fatigue physique et intellectuelle,
  • Difficultés de concentration et de mémorisation,
  • Humeur dépressive,
  • Modification de la perception visuelle, de la vigilance et des réflexes.

 

Ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise des machines. Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques tels que : 

  • Un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges),
  • Une augmentation de l’appétit (fringales),
  • Une augmentation du rythme du pouls (palpitations),  
  • Une diminution de la sécrétion salivaire (bouche sèche), 
  • Parfois une sensation de nausées,
  • Les effets d’une consommation régulière.

 

Au quotidien, le jeune consommateur se verra confronté à :

  • Des difficultés de concentration et donc des difficultés scolaires,
  • Une préoccupation centrée sur l’obtention et la consommation du produit avec un risque d’isolement social et de perte de motivation,
  • Des risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit,
  • Chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiété, la panique et favoriser la dépression.
  • Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffée délirante qui nécessite une hospitalisation dans un service spécialisé. Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrénie.
  • La consommation de cannabis perturbe la perception du temps, la vision et provoque de nombreux accidents sur la route. Il démultiplie les effets de l’alcool.
  • Risques d’accidents sous l’effet de l’alcool sont multipliés par 8
  • Risques d’accidents sous l’effet du cannabis sont multipliés par  2
  • Risques d’accidents sous l’effet combiné de l’alcool et du cannabis sont multipliés par 15

 

Unimutuelles vous informe  sur les conséquences de la consommation de cannabis

  • Depuis le mois de juin 2013, seul l’usage du cannabis thérapeutique est autorisé s’il est médicalement contrôlé et répond à des problématiques traitées au cas par cas notamment en cas de douleurs insupportables pour le malade. Dans tous les autres cas, vous achetez et consommez un produit classé stupéfiant dont la culture, la vente et l’usage sont interdits.
  • Si vous faites du sport en compétition, le cannabis est considéré comme un produit dopant interdit aux sportifs : il peut être recherché dans les urines au cours des contrôles anti-dopage. En cas de contrôle positif, il donne lieu à une suspension par la fédération sportive.
  • Depuis la loi du 3 février 2003, toute personne ayant conduit après usage de substances classées comme stupéfiants est passible d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende. Si la personne se trouvait également sous l’emprise de l’alcool (plus de 0,5 g par litre dans le sang), les peines sont portées à 3 ans d’emprisonnement et à 9 000 € d’amende. Des contrôles avec un dépistage d’usage de stupéfiants peuvent être réalisés par les services de police ou de gendarmerie.
  • Pour vous sevrer de cette consommation de cannabis, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou à vous rendre en consultation auprès de services hospitaliers pour les addictions.

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